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Lorsque le soleil réchauffe le sol, ce dernier, de par ses couleurs et ses
textures inégales, ne se réchauffe pas uniformément et créé ainsi des
"bulles" d'air chaud (là où le sol est plus sombre, par exemple) qui montent
plus ou moins rapidement en se refroidissant. Lorsque les colonnes
atteignent une certaine température (la température à laquelle l'humidité
contenue dans la colonne se condense), un nuage appelé cumulus se crée. Ce
nuage en forme de chou-fleur est un bon indice visuel pour signaler au
pilote de planeur la présence d'une ascendance verticale, le nuage étant en
quelque sorte le chapeau du thermique. C'est le type de vol le plus pratiqué
au Québec.
Aussi
appelé vol de pente, les ascendances dynamiques sont provoquées par le vent
qui frappe un relief, une chaîne montagneuse par exemple. En rencontrant les
flancs des montagnes, le vent est dévié vers le haut, le planeur n'a alors
qu'à longer le relief pour parcourir ainsi de très longues distances. Si le
vent cesse, le planeur redescend doucement et se pose dans un champ.
Le planeur étant plus lourd que l'air, si
on le lâche du haut d'une grue, il s'écrase comme une pierre. En revanche,
si avant de le lâcher on le lance à une vitesse horizontale suffisante, le
flux d'air va générer autour de ses ailes la portance que nous avons décrite
plus haut. Cette portance va compenser le poids et le planeur sera en
équilibre dans l'air. Il suffit que sa trajectoire soit légèrement inclinée
pour que la vitesse soit entretenue et le vol se poursuit. Comme une bille
sur un plan incliné, plus la pente sera importante, plus la vitesse sera
élevée... et plus la perte d'altitude sera importante.
Bien entendu, malgré la pureté de ses formes, l'air opposera une résistance
au mouvement du planeur: c'est la
trainée.
La capacité à planer vite sur un plan de faible inclinaison déterminera la
performance du planeur.
1/ Les ascendances dynamiques :
du haut d'une dune, colline ou falaise, le vent remonte la pente ; et nous
allons exploiter astucieusement ce vent qui monte pour faire tenir nos
appareils en l'air. Remarquez, on n'a pas inventé grand chose, les mouettes
font ça depuis quelques siècles…
2/ Les ascendances thermiques :
le soleil tape, l'air chauffe plus à certains endroits qu'à d'autres, il se
forme des bulles d'air chaud qui montent dans l'air 'moins chaud'. Gagné, on
prend de l'altitude ! (là non plus on n'a rien inventé, les rapaces ont
compris depuis longtemps comment se déplacer sans battre des ailes !).
Comme les bulles ne sont réellement efficaces qu'à partir d'une certaine
altitude,soit il faut partir d'une hauteur (comme les parapentes et les
deltaplanes), soit il faut un moyen annexe de mise en altitude : remorqueur,
sandow, treuil ou motorisation embarquée.
Moralité, le planeur c'est écologique, ça fait voir des beaux
paysages, c'est silencieux, ça fait prendre l'air, arrêtez tout de suite de
lire tout ça et allez vite vous amuser dehors !
[Notre forum reste à votre disposition pour toutes
questions éventuelles…]
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